La façade est l'enveloppe visible du bâtiment, assurant simultanément une fonction de protection contre les intempéries (pluie battante, vent, gel, rayonnement solaire), une fonction d'isolation thermique et acoustique, et une fonction esthétique qui contribue à la valeur patrimoniale et marchande du bien. En France, la diversité des traditions constructives a engendré une grande variété de revêtements de façade : enduits traditionnels à la chaux (bâtiments anciens), enduits ciment Portland (constructions du XXe siècle), enduits monocouches RPE (revêtement plastique épais, standard depuis les années 1980), bardages bois ou métalliques, parements en pierre naturelle ou en brique, et plus récemment les systèmes d'isolation thermique par l'extérieur (ITE) avec enduit mince sur isolant. Chaque type de revêtement présente des pathologies spécifiques liées à sa nature, à sa mise en oeuvre et à son environnement. Le faïençage (réseau de microfissures superficielles), le décollement (perte d'adhérence entre l'enduit et son support), les efflorescences (dépôts blanchâtres de sels solubles), l'encrassement biologique (algues, mousses, lichens) et l'éclatement par le gel sont les désordres les plus fréquemment rencontrés. Le diagnostic de façade est encadré par plusieurs Documents Techniques Unifiés : DTU 26.1 pour les enduits, DTU 55.2 pour les revêtements muraux en pierre, DTU 45.4 pour l'ITE. L'expert évalue non seulement les désordres visibles mais aussi l'adhérence de l'enduit au support (test au marteau, test de quadrillage), la présence de ponts thermiques, l'état du soubassement et les conditions de ventilation de la paroi.
Cartographie exhaustive des désordres de façade
Test d'adhérence enduit au marteau et par quadrillage
Analyse des causes : structurelles, hydriques, thermiques
Vérification conformité DTU 26.1, 55.2, 45.4
Diagnostic spécifique ITE et ponts thermiques
Préconisations de ravalement et chiffrage